Dans un contexte de transition énergétique et de maîtrise des dépenses d’énergie, le choix des menuiseries performantes constitue un investissement stratégique. Face à la multiplicité des offres et des labels, comment identifier une fenêtre de qualité ? L’UFME vous guide à travers les certifications et indicateurs essentiels pour garantir la performance et la qualité de vos menuiseries extérieures.
Les certifications de qualité : des gages de fiabilité
La certification NF : l’excellence à la française
La certification NF représente la référence en matière de qualité des menuiseries en France. Délivrée par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) pour les fenêtres PVC et aluminium et par l’Institut Technologique FCBA pour les menuiseries bois, cette certification atteste de la conformité aux normes françaises. Contrairement au marquage CE qui est obligatoire pour la mise sur le marché d’un produit du bâtiment, la certification NF constitue une démarche volontaire des fabricants qui s’engagent à respecter un cahier des charges strict et à se soumettre à des contrôles réguliers. La certification NF Fenêtre reprend l’ensemble des certifications propres à chaque élément de la menuiserie.
CEKAL : la garantie d’un vitrage performant
Propre aux vitrages doubles, isolants, feuilletés et trempés, la certification CEKAL garantit la qualité et la performance des verres à différents niveaux : performances thermiques, performances acoustiques, performances de sécurité et durabilité minimale de 10 ans. Les tests portent notamment sur le vieillissement et la résistance à l’humidité et aux UV des matériaux et de l’assemblage. Cette certification représente un gage de durabilité essentiel pour vos investissements.
Le classement AEV : résistance aux éléments naturels
Le classement AEV (Air, Eau, Vent) constitue un indicateur incontournable pour évaluer la résistance d’une menuiserie aux sollicitations climatiques. Cette certification mesure 3 critères fondamentaux :
- La perméabilité à l’air (A), notée de 1 (faible), à 4 (exceptionnelle), mesure la capacité d’une fenêtre à empêcher les infiltrations d’air. Une fenêtre classée A4 résiste à des vents allant jusqu’à 112 km/h sans laisser passer d’air parasite.
- L’étanchéité à l’eau (E), évaluée de 1 (très faible) à 9 (très bon), détermine la résistance de la menuiserie face aux précipitations. Les classes E9A et E9B correspondent à l’étanchéité maximale selon la méthode de test utilisée (exposition totale ou partielle).
- La résistance au vent (V), combine deux mesures : la résistance à la pression (de 1 à 5) et la résistance à la déformation (de A à C). Une fenêtre classée VA5 offre une résistance optimale, même face aux vents violents.
Pour la certification NF, le classement AEV minimal requis est A3 E7B VA3 garantissant ainsi un niveau de performance élevé.
Les coefficients thermiques : comprendre les performances d’isolation
Le coefficient Uw : l’indicateur global de performance
Le coefficient Uw (exprimé en W/m2K) mesure la performance thermique de l’ensemble de la fenêtre, incluant le cadre et le vitrage. Plus ce coefficient est faible, meilleure est l’isolation. Sur le marché français actuel, les fenêtres performantes affichent des coefficients Uw compris entre 1,2 et 1,6 W/m2K, tandis que les menuiseries les plus performantes peuvent atteindre des valeurs de 0,8 W/m2K, voire moins.
Le coefficient Uw résulte de la combinaison de deux indicateurs : le coefficient Uf qui mesure la performance thermique du cadre (le PVC et le bois étant les matériaux les plus performants), et le coefficient Ug qui évalue l’isolation du vitrage. Un double vitrage classique affiche généralement un Ug de 1,1 W/m=K, tandis qu’un triple vitrage peut descendre jusqu’à 0,5 W/m2K.
À titre comparatif, les fenêtres des années 1980 affichaient des coefficients Uw de 5 à 8 W/m2K. L’amélioration des performances des fenêtres actuelles permet de fortement diminuer la consommation énergétique du bâtiment tant l’hiver que l’été et d’assurer le bien-être de ses occupants.

Le coefficient TLw : la transmission lumineuse
Le coefficient TLw s’exprime sans unité et représente la capacité de la fenêtre à transmettre le rayonnement solaire visible à l’intérieur. Plus le TLw est élevé, plus la quantité de lumière qui traverse la fenêtre est élevée.
Le coefficient Sw : le facteur solaire
Les coefficient Sw s’exprimer en %, sans unité et est compris entre 0 et 1. Il représente la capacité de la fenêtre (vitrage + profilé)à transmettre la chaleur. Plus le Sw est élevé, plus la fenêtre laissera passer l’énergie solaire.
Les labels complémentaires pour une performance optimales
Acotherm : thermique et acoustique certifiés
Délivré par le CSTB, le label Acotherm garantit les performances acoustiques (affaiblissement acoustique AC1 à AC4) et thermiques (Th5 à Th11). Plus ces indices sont élevés, meilleures sont les performances d’isolation de la menuiserie.
Qualicoat et Qualimarine : durabilité des finitions
Le label international Qualicoat atteste de la qualité du laquage, de la peinture et du revêtement. La certification Qualimarine garantit quant à elle la qualité de l’alliage, du laquage et la résistance au vieillissement et à la corrosion, même dans un environnement salin.
Choisir en fonction de son environnement
Le choix d’une fenêtre performante doit tenir compte de plusieurs critères géographiques et architecturaux dont les principaux : la zone climatique (la France est divisée en quatre zones de vent), la situation du logement (zone urbaine, campagne, bord de mer, montagne) et son orientation. Ces paramètres déterminent les performances minimales requises pour garantir une isolation optimale en hiver comme en été et une résistance adaptée aux contraintes locales.

